24 décembre 2015

24 décembre 2015

Like Ebenezer being haunted
by the Ghost of Christmas Present
I see
I think I see
and there you are
dear one
to behold you
is to feel you
and feeling you
I am
I am
happy.

18 décembre 2015

In this momentous ALL perceived as the present moment I hear you but almost not over the beat of this celestial body in my chest…

Frantic, insisting, anxious, joyous, metronomic beast, it keeps everything going, propels and rushes, freezes then starts, gathers its strength and then leaps.

Imperious, it commands me, demands my attention, then pushes its willful emanations out of me:

I will not accept
that I was wrong
all these months
lying to myself
or misunderstanding
no
I wasn’t
you weren’t either
it was Real
it was True
which means it still is.

As it was said:
pain is inevitable
but it’s all worth it.

I haven’t given up
and hope you haven’t either.

I still believe
in everything I’ve said
all the things I’ve thought
and all that I’ve felt.

Namely:
that I am grateful;
that I recognize
how amazing
how precious
the situation is;
that I want to build on this;
that it is
most meaningful to me
and as such
I confer upon it
all the accoutrements
of Sacredness;
that my heart is growing
(sometimes out of control)
with no clear trajectory
or destination
but that this is
how it should be;
that I am open
to everything
and accept
that it might change
or stop or die or evolve or grow or…
BLOOM.

In this Season
of confirmed Solitude
wherein was proved
the painstaking unraveling
--- utter and consummate ---
of my societal Self,
the essence of You
permeates
the core of Me
even now
despite the Absence
of your Presence;
you will live in me
until the end
no matter
what happens.

13 décembre 2015


chants grégoriens
que personne n'entend
sur décor de Peste
et d'Inquisition
rien ne change
allez-y
pêtez-vous les bretelles
continuer de prétendre
que vous êtes capables
de vous contempler
sans vous brûler les yeux
et proclamez
vos Grands Principes
et faites la Morale
et jugez de haut
portant votre couche
dégoulinante
sur votre tête
pointant le Néant du doigt
juchés en haut du mat
et criant: "Terre!"
elle vient de où
votre autorité
crédibilité dorée
de quelle école
achetée avec quel argent?
oui
c'est bien
ce que je pensais
la Nef des Fous
est partout
est tout le monde
est tout le temps
est sans raison
là est la surface
là est le fond;
qu'on le veuille ou non
c'est tous ensemble
que l'on flottera
ou que l'on coulera

3 décembre 2015

it seems to me
(but why?)
that my Silence
is just tantamount
(for most, if not all)
to agreement
tacit acceptance
passive manipulability
yet when I do talk
(clumsy hesitant fumble)
the easy way out is chosen
and my pronouncements
are malleably shaped
into whatever suits the listener
so as to remake the past & present
realities
into whatever suits
him/her
best

so what happened
to Listening
does that even mean
anything anymore

who ever said
that understanding
should come easy
with no effort
at transposing
our mind into
somebody else's

I repudiate easy Truths
I turn away from conventions
cowardly proverbs
passed-on resignation
they make me sick 
to my stomach
allergic repugnance
irritating insistance
upon the systematic
gathering of clues
tidbits 
nuggets of fact
simulacrums of fancy
gruesome testimonies
to Innocence and/or Experience
yeah, me maties

the next Ice Age
will NOT be televised
(on the contrary)
it's happening inside us all
right now
for a long time now
denying us our right to envision
(you see where I'm going with that)

every one of us
who imagines something new
digging up 
instead of using the cast
questing for
not paying for
tearing out of our beings
without anybody knowing
yeah
that's what we need
to be concerned about

there are few of us
but a fraction of an infinity
is a veritable army

let us take arms
and fight
for our right
to gush
kiss
hold
seek
explore
gather
invent
adapt
adopt
change
improve
invert
(covert peaceful gentle revolution)
insert
our spiritual DNA
our psychic revelatory
abnormalities
into
the cursed
fated
destined
doomed
directives
of our Age

I want to walk
between mysterious rows 
of forbidden books
with the girl of my dreams
holding her hand
kissing her there
hearing her laugh
my hand on the nape
of her neck
while we smuggle
forsaken knowledge
back to the Circle
of our crazy friends
while my children
use scrap metal
and foam
and electric tape
to materialise
their thoughts
into new
shocking
(rows upon rows)
contraptions of
imaginative sweet
tender bright
emanations
of their own unique
manifest giddiness

let us join

2 décembre 2015

C'est le Brouillard complet, ce qui donne toutes les latitudes à l'Imagination, qui pour moi est Toute-Puissante, Surnaturelle, Totale, Gouvernail de mes nuits et Baluchon de mes jours. La Palette est variée, si variée, je ne peux jamais être en terrain connu, me fier à mon expérience, être sûr de moi. Une vie entière dans les souliers du Perdu. Mais je l'accepte et (j'ose espérer) en tire profit.

Ça va de "Noir Néant" à "Lumineux Désintégrant". Il y a de tout. Et l'équivalence objective de ces États demeure une de mes pseudo-certitudes.

Or (or des fous) depuis deux semaines, je suis heureux de constater que ce n'est pas la Noirceur qui domine. Ça prend plusieurs formes, assauts d'une fulgurance schizophrénique qui est difficile à absorber mais --- encore une fois --- je l'accepte. Même quand ça veut dire que les larmes coulent sur mes joues jusqu'à ma barbe, aux yeux de tous les passagers de l'autobus 705 qui me ramène dans ce logis de Sorel-Tracy pour lequel j'ai signé mon âme au Diable.

Non, même si c'est la douleur qui quémande mon attention avec le plus d'insistance, même si il y a des moments où tout est Blessure, ce n'est pas elle qui est souveraine. J'ai confiance. En moi, en toi ma très chère Bellamie, en nous, en tout. Je sais que peu importe ce qui arrivera, peu importe ce qui me tombera dessus mercredi prochain, ce sera pour le mieux et je survivrai et mon apprentissage en sera gratifié. Et la colère ne fera pas partie de ce que je suis (je n'ai même pas à fournir d'efforts pour la repousser, elle glisse sur moi). Et l'amertume ne sera pas l'aboutissement de ma démarche. Et l'Amour persistera, vulnérable mais néanmoins d'une puissance stupéfiante, irréductible, indéniable. Et à travers tout ça, plus souvent qu'autrement, c'est à ta souffrance que je pense, et elle me donne envie de pleurer tout autant que la mienne. J'espère, j'espère, que tu ne souffres pas trop, et que tu auras la sagesse de te diriger vers ce qui est le mieux pour toi.

Quant à moi... je n'en sais rien. J'improvise, comme toujours. Et je gaffe, comme toujours. Mais j'espère... que je vais être encore en mesure de fixer tes yeux, d'admirer la lumière sur ta chevelure, d'écouter ton âme incomparable. J'espère... que je ne t'ai pas fait de mal. J'espère... que tu ne regretteras pas notre rencontre, et tout ce qui s'en est suivi. J'espère, et espère, et ne désespère pas. Tu te rends compte: je ne désespère pas.

Et c'est encore avec une gratitude à m'en briser le coeur que je repense à ces moments que j'ai passé avec toi, et à tout ce que tu as partagé avec moi.

Je suis prêt à tout, à toutes les éventualités et à tous les destins, mais j'ai confiance.